
Ethno-Funk Project : Un nouveau son prend forme à Tapadum
Le 23 avril 2022, le Ethno-Funk Project a fait ses débuts à Tapadum à Faenza — le caglama d'Özgür Yalçın, le bozuq arabe et le santoor rencontrent la basse et la batterie où la musique ethnique modale partage le pouls du funk.
Le 23 avril a été une première pour nous — pas d’artiste invité, pas d’ensemble invité, mais la première performance d’un nouveau projet que nous avions construit de l’intérieur. Cinq personnes étaient présentes. Vingt-sept autres y avaient pensé.
Le Ethno-Funk Project a joué son premier concert à Tapadum.
Le Projet
L’idée était simple et ambitieuse à la fois : mettre les instruments ethniques et leurs traditions modales, mélodiques en contact direct avec la basse et la batterie — le moteur rythmique du funk — et voir ce qui se passe lorsque les deux mondes partagent le même pouls.
La formation :
- Özgür Yalçın — voix, caglama, bozuq arabe, santoor, guitare
- Massimo Sutera — basse
- Adil Eddy — batterie
Trois Instruments, Trois Mondes
La liste des instruments de mon côté couvre une gamme géographique significative. Le caglama est un petit luth à long cou de la tradition folklorique anatolienne — plus léger en tonalité que le baglama, utilisé dans le répertoire musical Alevi. Le bozuq arabe est un instrument pincé à long cou de la Méditerranée orientale, particulièrement associé à la musique folklorique et maqam syrienne et libanaise. Le santoor — le dulcimer frappé iranien qui a fait son apparition tout au long de l’histoire des concerts de Tapadum — apporte son éclat et sa résonance. La guitare relie ces instruments au vocabulaire harmonique occidental.
En contrepoint, la basse de Massimo Sutera a apporté quelque chose que la musique des ensembles ethniques a rarement : un bas profond et chaleureux avec un groove intégré dans chaque note. Et la batterie d’Adil Eddy a donné à l’ensemble une impulsion rythmique qui n’est tout simplement pas disponible dans les formats de percussion traditionnels — pas mieux ou pire, mais différent, et dans ce contexte exactement juste.
Composition et Improvisation
Le programme combinait des pièces composées avec de l’improvisation — un équilibre qui convenait au format. Les sections composées donnaient à la musique forme et direction ; les passages improvisés permettaient aux trois musiciens de répondre les uns aux autres en temps réel, trouvant à quoi ressemble réellement l’intersection funk-ethnique lorsque personne ne la force.
C’est la réponse honnête à ce qu’est le Ethno-Funk Project : une expérience en cours. Le premier concert était aussi une première répétition devant un public, ce qui est souvent le type le plus utile.
Après le Concert : Jam Session
Immédiatement après le concert, nous avons ouvert la scène, comme toujours. Cette fois, l’invitation était spécifique — les amis musiciens avec leurs instruments étaient particulièrement les bienvenus. Le trio est resté sur scène et a improvisé avec ceux qui se sont joints. Le cadre funk-ethnique s’est avéré être un hôte généreux : presque tout instrument peut trouver sa place contre un bon groove.
Tapadum accueille des concerts et des jam sessions tout au long de l’année. Explorez notre collection d’instruments ethniques ou suivez nos événements à venir.
Özgür Yalçın est le fondateur de Tapadum et membre fondateur de Karagüneş. Il a joué de la musique ethnique et du monde à travers l’Europe pendant plus de vingt-cinq ans et construit des instruments sur mesure dans l’atelier de Tapadum à Brisighella, en Italie.
