Description
Le Tar persan par Mehdi Hatami est un luth à double caisse fait à la main, construit à Téhéran pour les joueurs travaillant à travers le répertoire dastgah — de l’improvisation solo taqsim à la pratique complète du radif. Son corps en mûrier massif porte deux caisses jointes dans la forme classique du tar, reliées à un manche en noyer avec une touche en bois incrustée d’os. L’instrument est expédié dans un étui rigide protecteur avec un mezrab de tar (plectre) inclus, prêt à accorder et à jouer à l’arrivée.
Le corps à double caisse est sculpté dans du bois de mûrier vieilli, le bois tonal que les luthiers de Téhéran utilisent pour la construction de tar depuis des générations. La densité du mûrier donne au tar une tenue de son chaude et résonnante, tandis que la finition en vernis miel-ambre permet au grain naturel du bois de transparaître sur les deux caisses. Le manche et les chevilles d’accord sont en noyer massif, choisis pour leur stabilité sous tension des cordes et leur sensation lisse et usée sous la main gauche. Une bordure incrustée d’os court le long du bord de la touche — une touche décorative traditionnelle qui protège également la surface de jeu du manche au fil des ans.
Les deux caisses sont recouvertes d’une membrane en peau tendue, la table d’harmonie qui donne au tar son attaque brillante et percussive distinctive lorsqu’elle est frappée avec le mezrab inclus. Vingt-cinq frettes ajustables, liées le long du manche avec du cordon plutôt que fixées, permettent aux joueurs de les repositionner pour les intervalles de quart de ton — le koron et le sori — qui définissent l’accordage classique persan. Les chevilles d’accord en bois traditionnelles maintiennent la hauteur de manière fiable une fois en place, et la tête compacte garde les six cordes à portée de main pour un réaccordage entre les dastgah.
Ces six cordes sont réparties en trois chœurs : chaque coup de mezrab fait donc sonner une paire de cordes et non une seule. C’est cet appariement qui porte le tar au-dessus d’un ensemble — les cordes doublées épaississent le timbre, et la table en peau ajoute à l’attaque un tranchant percussif qu’une table en bois ne produit pas. Cela façonne aussi le travail : le tar révèle à l’oreille la justesse avec laquelle le mezrab rencontre le chœur, ce qui explique que les professeurs s’en servent pour installer tôt la discipline de la main droite.
Cet instrument est fabriqué à la main par Mehdi Hatami, un fabricant de tar persan basé à Téhéran dont les instruments circulent à travers des réseaux de vente au détail iraniens établis. Chaque tar porte le propre sceau en cuir du fabricant, estampé dans le bois au bord de la caisse — un signe de production d’atelier individuelle plutôt que d’assemblage en usine. Pour en savoir plus sur l’histoire et la construction de l’instrument, consultez l’entrée Tar sur Wikipedia.
| Corps | Mûrier massif vieilli, double caisse |
| Manche | Noyer massif |
| Touche | Filet incrusté d’os |
| Table d’harmonie | Membrane en peau tendue, les deux caisses |
| Cordes | Six, en trois chœurs |
| Frettes | Vingt-cinq, liées et ajustables |
| Chevilles | En bois traditionnelles |
| Finition | Vernis miel-ambre |
| Inclus | Étui rigide, mezrab de tar |
| Marque du luthier | Sceau en cuir estampé au bord de la caisse |
| Origine | Téhéran, Iran |
| SKU | Tar-2 |
Ce tar convient aux joueurs intermédiaires à avancés qui ont dépassé leur premier instrument et souhaitent un tar entièrement fait à la main construit selon les normes de l’atelier de Téhéran, ainsi qu’aux enseignants et aux musiciens d’ensemble qui ont besoin d’une intonation fiable lors de longues répétitions. L’étui rigide inclus et le mezrab signifient qu’il voyage en toute sécurité entre les leçons, les séances en studio et les performances sans nécessiter d’achats d’accessoires séparés.
Le tar porte le noyau mélodique de la musique classique persane — les sept systèmes dastgah et leurs gushe — et reste central dans le répertoire folklorique iranien et la fusion contemporaine aux côtés du setar persan et du santour. Sa voix à double caisse donne aux solistes une gamme dynamique pour passer d’un accompagnement avaz délicat aux motifs rythmiques plus percussifs du taqsim d’ensemble, le rendant également adapté à l’étude en conservatoire et à la performance sur scène.
Entre les deux luths persans à manche long, le choix se fait généralement sur la voix plutôt que sur la difficulté. Le setar possède une table en bois et se joue à faible distance, ce qui convient au travail solitaire et au jeu intime ; la table en peau du tar et ses cordes appariées portent plus loin et traversent l’ensemble. Il vaut la peine de comparer le reste de la collection de tars persans avant de choisir.
Rangez le tar dans son étui rigide, loin de la chaleur directe et des variations d’humidité, qui peuvent relâcher la tension de la membrane en peau au fil du temps. Essuyez le corps en mûrier avec un chiffon doux et sec après avoir joué, et vérifiez périodiquement les frettes liées — elles nécessiteront un repositionnement occasionnel à mesure que votre oreille et votre technique se développent, ce qui est un entretien normal plutôt qu’un défaut.
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