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— Instruments à Cordes

Tanboor Persan par Mofakheri – Luth dévotionnel en mûrier vieilli à quatorze frettes

243,12

Caisse et table d’harmonie en mûrier vieilli avec un cou en noyer et quatorze frettes en boyau liées — le luth sacré à long cou de l’ouest de l’Iran. Tanboor persan fait à la main par le luthier iranien Mofakheri ; soigneusement préparé et réglé par le spécialiste des cordes Sertan Sarioglu avant expédition depuis notre salle d’exposition de Brisighella. Trois cordes en deux cours, joué avec les doigts — pour la musique dévotionnelle yarsane et kurde, l’étude classique persane et la pratique méditative.

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UGS : MFH-1 Catégories : , , Marque :

Description

Le Tanboor Persan par Mofakheri est un luth dévotionnel fait main, issu de la tradition de musique sacrée de l’Iran occidental — un instrument à la voix douce, joué aux doigts, dont le timbre sec et méditatif porte depuis des générations les hymnes kurdes et yarsans. Construit en mûrier vieilli avec un manche fin en noyer, il appartient à la famille des luths à manche long au cœur de notre collection d’instruments à cordes.

Une voix faite pour la musique dévotionnelle

Contrairement aux luths plus brillants joués au plectre, le tanboor s’exprime dans une sonorité sèche et ascétique — calme, hypnotique, sans hâte. C’est l’instrument sacré des communautés Ahl-e Haqq (Yarsan) du Kermanshah et du Lorestan, où il accompagne les hymnes sacrés (zekr) et le chant cérémoniel. Ce rôle dévotionnel façonne tout l’instrument : il récompense la patience et le toucher plus que le volume, et sa résonance tenue, semblable à un bourdon, se prête autant à la méditation qu’à l’interprétation. Le maître du XXe siècle Ostad Elahi a tiré du tanboor tout un répertoire de plus de cent pièces, encore central pour les joueurs d’aujourd’hui.

Mûrier, noyer et quatorze frettes liées

La caisse en forme de poire est sculptée dans du mûrier vieilli, montée à partir de côtes collées et fermée par une table d’harmonie en mûrier percée de petites ouïes ornées. Le mûrier donne au tanboor sa voix caractéristique : chaude et claire dans l’aigu, doucement soutenue en dessous. Le manche fin en noyer porte les chevilles et quatorze frettes en boyau liées, disposées selon une gamme chromatique semi-tempérée. Comme les frettes sont liées et non fixes, le joueur peut les déplacer d’un cheveu pour ajuster les intervalles microtonaux dont dépendent les modes kurdes et yarsans.

Joué aux doigts

Le tanboor porte trois cordes disposées en deux chœurs — une corde supérieure simple et un chœur inférieur doublé. Il se joue non au plectre mais aux doigts nus, avec la fluide technique à cinq doigts shor apportée à l’instrument par Ostad Elahi. Le chœur doublé ajoute brillance et tenue, tandis que la corde la plus grave sonne souvent comme un bourdon constant sous la mélodie — la texture continue et méditative qui définit la musique de tanboor.

LuthierMofakheri – Iran
Caisse et table d’harmonieMûrier vieilli
Manche et chevillesNoyer
Frettes14 frettes en boyau liées
Cordes3 cordes en 2 chœurs (une supérieure + chœur inférieur doublé)
Diapason71 cm
Longueur totale92 cm
Dimensions de la caisse36 × 19 × 16 cm
Poids0,70 kg
AccordageQuartes / quintes ; corde la plus grave en bourdon
Technique de jeuJoué aux doigts (sans plectre)
OrigineIran

Qui joue du tanboor

Ce tanboor convient aux joueurs de musique dévotionnelle yarsane et kurde, aux étudiants du répertoire classique persan explorant les luths à manche long et aux pratiquants de la méditation attirés par sa résonance hypnotique et profonde. Son plus proche cousin est le setar persan, qui appartient à la même famille de luths à manche long ; en passant de l’un à l’autre, on trouvera le tanboor plus simple dans la disposition des cordes mais plus profond dans son caractère dévotionnel.

Entretien et préparation

Gardez le tanboor à l’écart de la chaleur directe et des changements brusques d’humidité, et rangez-le dans un étui lorsqu’il n’est pas utilisé ; s’il doit rester longtemps sans être joué, détendez la tension des cordes. Les frettes en boyau liées peuvent être repositionnées à tout moment pour affiner l’intonation. Avant l’expédition, chaque tanboor de Mofakheri est contrôlé par notre spécialiste des instruments à cordes Sertan Sarioglu pour la stabilité de l’accordage, la position des frettes et la réponse des cordes, depuis notre showroom de Brisighella, en Italie.

Accordez votre tanboor avec l’Accordeur Tapadum en ligne gratuit, doté d’un mode chromatique et de préréglages de cordes.

Expédition mondiale & retour sous 15 jours.

Informations complémentaires

Poids0,70 kg
En quoi le tanboor persan diffère-t-il du tanbur turc ?
Le tanboor persan (kurde) est un luth sacré plus petit, joué aux doigts, à deux ou trois cordes et environ quatorze frettes, pensé pour la musique dévotionnelle paisible. Le tanbur turc ottoman est un instrument classique bien plus grand, à six ou huit cordes, beaucoup plus de frettes, joué au plectre. Ils partagent un ancien nom de famille mais appartiennent à des mondes musicaux très différents.
Comment accorde-t-on les frettes en boyau liées ?
Les quatorze frettes sont des brins de boyau noués autour du manche plutôt que des barrettes métalliques fixes, si bien que chacune peut être glissée un peu plus haut ou plus bas. Cela permet au joueur de fixer les intervalles microtonaux exacts qu'exigent les modes kurdes et yarsans, en accordant l'instrument au mode plutôt qu'à une gamme chromatique fixe.
Le tanboor est-il un bon instrument pour un débutant ?
Oui. Avec seulement trois cordes en deux chœurs et un toucher doux et indulgent, le tanboor est l'un des luths à manche long les plus accessibles pour commencer. Le débutant peut jouer tôt de simples bourdons et phrases modales, puis développer avec le temps la fluide technique à cinq doigts shor.
Dans quel type de musique joue-t-on du tanboor ?
Le tanboor est avant tout un instrument sacré, central dans la musique dévotionnelle de la tradition Ahl-e Haqq (Yarsan) de l'Iran occidental, où il accompagne les hymnes sacrés et le chant cérémoniel. On l'entend aussi dans la musique populaire kurde, dans des contextes classiques persans et dans la pratique méditative et de sound healing contemporaine.
Pourquoi utilise-t-on du mûrier vieilli pour le tanboor ?
Le mûrier vieilli est le bois traditionnel pour la caisse et la table du tanboor car il est léger, stable et donne un timbre chaud, clair et doucement soutenu. Un bois bien séché garde aussi sa forme dans le temps ; gardez l'instrument à l'écart de la chaleur directe et des variations d'humidité et rangez-le dans un étui pour le protéger.