Description
Le Tanboor Persan par Mofakheri est un luth dévotionnel fait main, issu de la tradition de musique sacrée de l’Iran occidental — un instrument à la voix douce, joué aux doigts, dont le timbre sec et méditatif porte depuis des générations les hymnes kurdes et yarsans. Construit en mûrier vieilli avec un manche fin en noyer, il appartient à la famille des luths à manche long au cœur de notre collection d’instruments à cordes.
Une voix faite pour la musique dévotionnelle
Contrairement aux luths plus brillants joués au plectre, le tanboor s’exprime dans une sonorité sèche et ascétique — calme, hypnotique, sans hâte. C’est l’instrument sacré des communautés Ahl-e Haqq (Yarsan) du Kermanshah et du Lorestan, où il accompagne les hymnes sacrés (zekr) et le chant cérémoniel. Ce rôle dévotionnel façonne tout l’instrument : il récompense la patience et le toucher plus que le volume, et sa résonance tenue, semblable à un bourdon, se prête autant à la méditation qu’à l’interprétation. Le maître du XXe siècle Ostad Elahi a tiré du tanboor tout un répertoire de plus de cent pièces, encore central pour les joueurs d’aujourd’hui.
Mûrier, noyer et quatorze frettes liées
La caisse en forme de poire est sculptée dans du mûrier vieilli, montée à partir de côtes collées et fermée par une table d’harmonie en mûrier percée de petites ouïes ornées. Le mûrier donne au tanboor sa voix caractéristique : chaude et claire dans l’aigu, doucement soutenue en dessous. Le manche fin en noyer porte les chevilles et quatorze frettes en boyau liées, disposées selon une gamme chromatique semi-tempérée. Comme les frettes sont liées et non fixes, le joueur peut les déplacer d’un cheveu pour ajuster les intervalles microtonaux dont dépendent les modes kurdes et yarsans.
Joué aux doigts
Le tanboor porte trois cordes disposées en deux chœurs — une corde supérieure simple et un chœur inférieur doublé. Il se joue non au plectre mais aux doigts nus, avec la fluide technique à cinq doigts shor apportée à l’instrument par Ostad Elahi. Le chœur doublé ajoute brillance et tenue, tandis que la corde la plus grave sonne souvent comme un bourdon constant sous la mélodie — la texture continue et méditative qui définit la musique de tanboor.
| Luthier | Mofakheri – Iran |
| Caisse et table d’harmonie | Mûrier vieilli |
| Manche et chevilles | Noyer |
| Frettes | 14 frettes en boyau liées |
| Cordes | 3 cordes en 2 chœurs (une supérieure + chœur inférieur doublé) |
| Diapason | 71 cm |
| Longueur totale | 92 cm |
| Dimensions de la caisse | 36 × 19 × 16 cm |
| Poids | 0,70 kg |
| Accordage | Quartes / quintes ; corde la plus grave en bourdon |
| Technique de jeu | Joué aux doigts (sans plectre) |
| Origine | Iran |
Qui joue du tanboor
Ce tanboor convient aux joueurs de musique dévotionnelle yarsane et kurde, aux étudiants du répertoire classique persan explorant les luths à manche long et aux pratiquants de la méditation attirés par sa résonance hypnotique et profonde. Son plus proche cousin est le setar persan, qui appartient à la même famille de luths à manche long ; en passant de l’un à l’autre, on trouvera le tanboor plus simple dans la disposition des cordes mais plus profond dans son caractère dévotionnel.
Entretien et préparation
Gardez le tanboor à l’écart de la chaleur directe et des changements brusques d’humidité, et rangez-le dans un étui lorsqu’il n’est pas utilisé ; s’il doit rester longtemps sans être joué, détendez la tension des cordes. Les frettes en boyau liées peuvent être repositionnées à tout moment pour affiner l’intonation. Avant l’expédition, chaque tanboor de Mofakheri est contrôlé par notre spécialiste des instruments à cordes Sertan Sarioglu pour la stabilité de l’accordage, la position des frettes et la réponse des cordes, depuis notre showroom de Brisighella, en Italie.
Accordez votre tanboor avec l’Accordeur Tapadum en ligne gratuit, doté d’un mode chromatique et de préréglages de cordes.
Expédition mondiale & retour sous 15 jours.




