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Daimon à Tapadum : Un Voyage Alchimique à Travers la Voix et la Percussion

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Daimon à Tapadum : Un Voyage Alchimique à Travers la Voix et la Percussion

Le 7 janvier 2023, le duo Daimon a ouvert l'année de Tapadum à Faenza avec une performance alchimique en trois actes — voix et percussion traversant nigredo, albedo et rubedo.

2023-01-07T20:30 Démarrer
EventScheduled Statut
offline La fréquentation de mode
Tapadum Nom du site
Faenza, Italy Adresse du site

Nous avons ouvert 2023 avec une soirée qui a demandé quelque chose d’inhabituel à son public : asseyez-vous confortablement, fermez les yeux si vous le souhaitez, et laissez la musique faire ce qu’elle a l’intention de faire.

Quinze personnes étaient présentes. Soixante autres y avaient pensé — le chiffre d’intérêt le plus élevé que nous avions vu depuis des mois.

Jader Nonni à la percussion et Elisa Massari à la voix. Le projet : Daimon.

Trois Actes, Trois Phases

Daimon n’est pas un concert au sens conventionnel. C’est une performance en trois actes, structurée autour des trois phases principales du processus alchimique — un cadre que le duo utilise non pas comme métaphore mais comme une véritable architecture pour ce qui se passe dans la salle.

Acte I — Nigredo. La descente dans l’ombre. Dans la tradition alchimique, le nigredo est la première phase de transformation : le noircissement, la dissolution des formes existantes, la confrontation avec ce qui est dense et non résolu. Dans la performance de Daimon, c’est le mouvement d’ouverture — la musique qui descend avant de pouvoir s’élever, la voix et la percussion trouvant d’abord les fréquences les plus lourdes. L’opération alchimique est l’opus al nero : la transmutation du plomb en or, qui commence par le plomb reconnaissant ce qu’il est.

Acte II — Albedo. Le travail blanc. La deuxième phase permet d’accéder à une énergie différente — alignement progressif du soi avec l’âme et son projet. La musique s’allège. L’improvisation s’ouvre. Quelque chose qui était clos commence à devenir accessible.

Acte III — Rubedo. Le travail rouge. La phase finale correspond à un état de grâce ou d’illumination — le lâcher-prise de l’ego au profit de l’esprit, une condition de service total dans laquelle la volonté personnelle s’aligne complètement avec le divin. Dans la performance de Daimon, c’est la résolution : pas un climax au sens dramatique mais une arrivée, une installation dans quelque chose de plus grand que la performance elle-même.

Improvisation comme Méthode

Ce qui rend l’approche de Daimon distinctive est le rôle de l’improvisation. Jader Nonni et Elisa Massari n’utilisent pas l’improvisation comme un choix stylistique ou une technique dérivée du jazz. Ils l’utilisent comme un outil pour établir un contact — avec les profondeurs de l’inconscient et les hauteurs du Divin, comme ils le décrivent.

C’est une affirmation sérieuse, et cela nécessite une écoute sérieuse pour évaluer. Ce qui peut être dit avec certitude, c’est que l’improvisation à ce niveau — deux musiciens sans filet de sécurité de structure prédéterminée, travaillant dans un cadre intentionnel clair — exige et produit une qualité de présence que la musique composée atteint rarement. Chaque son est une décision. Chaque silence est choisi.

L’invitation faite au public de fermer les yeux n’est pas un gimmick. Elle élimine le canal visuel et dirige toute l’attention vers le son — qui est, après tout, là où le travail se déroule.

Voix et Percussion

La combinaison de la voix et de la percussion est l’une des plus anciennes dans la musique humaine — présente dans chaque culture avant que tout autre instrument n’existe. Daimon travaille délibérément dans cette primauté. Il n’y a pas d’instrument harmonique, pas d’accompagnement mélodique au-delà de la voix elle-même. Ce qui remplit l’espace entre la voix d’Elisa Massari et la percussion de Jader Nonni, c’est le silence, la résonance et la réponse intérieure de l’auditeur.

La voix d’Elisa traverse les trois phases alchimiques comme un instrument vivant — n’illustrant pas le cadre de l’extérieur mais l’habitant. La percussion de Jader fournit le pouls rythmique qui maintient le voyage ancré même lorsque la musique s’élève.

Une Ouverture Différente

Le 7 janvier a été une manière inhabituelle de commencer une nouvelle année de concerts à Tapadum. Ni folk, ni jazz, ni tradition méditerranéenne — quelque chose de plus ancien et de plus intérieur que toutes ces catégories. Les soixante-dix personnes qui avaient envisagé de venir et les quinze qui sont arrivées ont trouvé une soirée qui leur demandait plus que la plupart des concerts.

Ceux qui sont restés ont trouvé cela à la hauteur de la demande.

Tapadum accueille des concerts de tout l’éventail musical et spirituel. Explorez notre collection d’instruments faits à la main ou suivez nos événements à venir.

Özgür Yalçın est le fondateur de Tapadum et membre fondateur de Karagüneş. Il a joué de la musique ethnique et du monde à travers l’Europe pendant plus de vingt-cinq ans et fabrique des instruments sur mesure dans l’atelier de Tapadum à Brisighella, en Italie.